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jeudi 26 janvier 2017

La crampe de l'écrivain

Non ce n'est pas un syndrome du canal carpien qui m'a empêchée de rédiger mon article hebdomadaire, la semaine dernière, mais une "simple" tendinite. Et en conséquence, je n'ai toujours pas avancé sur le JdA, même si je m'y prépare psychologiquement depuis plus d'une semaine.

Coupe du canal carpien. Source : Wikipédia

Parce que, blague à part, il faut une préparation psychologique quand on veut reprendre un projet qui coince. Marieke, de Mécanismes d'Histoires, l'évoque dans cet article (et, dans une moindre mesure, dans celui-là aussi) ; je note ce passage en particulier : 
Il est très possible que vous rencontriez à nouveau des difficultés. Il est même possible que les difficultés que vous rencontrerez seront les mêmes que celles qui vous ont fait abandonner votre texte la première fois. Essayez de les comprendre et de les déjouer.

En termes d'état d'esprit, ça m'évoque un peu ce dont je parlais il y a deux ans, lorsque je me suis attaquée aux corrections de CQVDSV. Ce n'est pas la même montagne à gravir, mais c'est une montagne tout de même. Parce que je m'en fais une montagne. 

Ce n'est que lorsque je serai en vue du sommet que je me rendrai compte qu'il ne s'agissait, tout au plus, que d'une grosse colline. Mais d'ici là, j'ai intérêt à préparer corde et piolet, au cas où...


jeudi 12 janvier 2017

Background : Azildarian

Bon, n'étant toujours pas remise des excès du Nouvel An*, je vais ressortir un de mes fonds de tiroirs, un background de personnage écrit pour le jeu de rôles Pathfinder : Azildarian, un prêtre d'Abadar. Ce perso ayant été créé pour la campagne "Curse of the crimson throne", certains éléments, comme le "Fagin" Gaedren Lann, étaient imposés - ce qui donne ce côté mélo au texte 😁

L'histoire d'Azildarian aurait pu être celle de n'importe quel orphelin des rues de Korvosa. Une histoire cruelle, pleine de mépris, de privations et d'espoirs brisés. Et courte.

Mais l'on dit que Desna veille sur les Varisiens, et c'est pourquoi cette histoire-là connut un tour plus heureux.

Azildarian perdit ses parents vers l'âge de six ans. L'on ignore s'ils l'avaient simplement perdu de vue sur un marché et jamais retrouvé, ou s'ils avaient connu une fin plus tragique, laissant ainsi leur fils à la merci des dangers de la ville. Toujours est-il que le petit garçon se retrouva bien trop tôt livré à lui-même, contraint de mendier et voler pour survivre.

Un jour, un vieil homme - il paraissait incroyablement vieux à l'enfant - vint trouver Azildarian dans la cachette où il se réfugiait chaque soir. Il lui parla doucement, plus gentiment que n'importe qui ne l'avait fait depuis la perte de ses parents, et lui proposa un lit et des repas chauds s'il voulait bien le suivre jusque chez lui. En échange, il faudrait, bien entendu, rendre quelques menus services, mais rien de bien méchant.

Azildarian n'était pas si naïf, mais il avait très faim, aussi décida-t'il de suivre le vieil homme, qui se nommait Gaedren Lamm, et de devenir un de ses "petits agneaux".

Les premiers jours, ce fut tel que Lamm lui avait promis : des repas chauds, une paillasse à l'abri du vent et de la pluie, et personne pour les lui disputer. Mais ensuite, il fallut commencer à rendre les "menus services" promis, et Lamm était de moins en moins tendre envers ceux qui ne parvenaient pas à accomplir la tâche qu'il leur avait assignée.

Les Varisiens ont beau avoir la réputation d'être agiles, gracieux et charmeurs, ce n'étaient hélas pas les points forts du pauvre Azildarian. Non qu'il fût si maladroit ou repoussant, mais ses talents n'allaient simplement pas dans cette direction, et il se révéla beaucoup plus doué pour compter l'argent et le cuivre ramené par les larcins de ses camarades que pour se le procurer lui-même.

Les mois et les années passèrent, et le statut d'Azildarian parmi les "petits agneaux" ne s'améliorait pas. Oh, on pouvait lui confier des tâches simples, celles qu'on réservait aux nouvelles recrues, mais même si celles-là il pouvait les mener à bien, elles n'étaient pas très estimées de Lamm, et celui-ci le regardait souvent comme une bouche inutile à nourrir.

Un beau jour, alors qu'il faisait le guet dans PointeNord, Azildarian entendit deux hommes discuter. Ils sortaient de l'église d'Abadar et débattaient du sermon qui venait d'être délivré par l'officiant - car on était Soldi. Cela parlait de l'or donné par le Banquier Céleste à ceux qui Le vénéraient, et de la protection qu'Il accordait à ceux qui suivaient Ses lois. Impressionné, l'enfant fut tenté de les suivre mais il savait quelle serait sa punition pour avoir abandonné son poste, aussi resta-t'il à sa tâche. Mais dès le lendemain, il décida de profiter de tout le temps libre qu'il pouvait grappiller pour se renseigner sur ce dieu qui promettait tout ce qui manquait dans sa vie à lui.

Les mois et les années passèrent. Azildarian assistait aussi souvent que possible aux offices d'Abadar. Comme il en profitait aussi pour demander l'aumône à la sortie du temple, Lamm et les autres "agneaux" ne s'intéressèrent pas trop à ses absences. Un jour, il trouva dans sa sébile une petite clé de cuivre jaune, semblable à celle que portaient les prêtres et les fidèles - encore que les leurs soient plutôt d'or ou de vermeil. Voyant cela comme un signe du Ciel, il la glissa sur un lacet de cuir et la mit autour de son cou, bien cachée sous ses vêtements.

Ce fut peut-être le cordon de cuir ou alors l'air de satisfaction qu'il ne pouvait complètement dissimuler, mais lorsque Azildarian rentra ce soir-là, Lamm vit tout de suite que quelque chose avait changé chez son "agneau" et que celui-ci était en train de lui échapper.

Le vil vieillard attendit patiemment que les enfants finissent leur repas et commencent à quitter la pièce. Lorsque ce fut le tour d'Azildarian, Lamm l'attrapa par le col et s'exclama :
- Mais qu'avons-nous là ? Azil s'est offert un collier et n'en a parlé à personne ?
- Je l'ai trouvé ! Se défendit Azildarian en se débattant.
- Trouvé ? Alors pourquoi n'en as-tu pas parlé à Tonton Lamm et ses petits agneaux ?
Mais Azildarian ne pouvait pas lui répondre la vérité : "Parce que je savais qu'on me la prendrait", alors il se contenta d'un "J'ai oublié".
- Eh bien tu sais ce qui arrive à ceux qui oublient un peu trop souvent, répondit Lamm avec un sourire mauvais.

D'un coup sec, il arracha le pendentif et le jeta dans le feu. Sans réfléchir, Azildarian bondit vers l'âtre et tendit la main pour rattraper son trésor. La petite clé était déjà brûlante et avait commencé à fondre, mais il ne la lâcha pas malgré la douleur cuisante qu'elle avait fait naître dans sa paume. Voyant cela, Lamm, qui avait commencé à rire du geste de son "agneau", se mit dans une colère noire et, au lieu de sortir la badine qu'il réservait aux enfants trop paresseux ou trop peu doués, il prit le gourdin de chêne qu'il gardait pour ceux qui avaient commis des crimes plus graves, comme le voler ou lui tenir tête.

Il frappa, frappa, frappa, jusqu'à ce que le pauvre Azildarian ne soit même plus en état de demander grâce. Quand il en eut assez, il appela deux des plus vieux de ses "agneaux" et le fit jeter dehors.

Mais assurément, Abadar veillait sur lui, car un marchand Varisien qui passait par là aperçut l'éclat doré de la clé de laiton qu'Azildarian n'avait pas lâchée et s'approcha du tas de détritus sur lequel on avait jeté le garçon. Quand il vit que l'enfant était toujours en vie, il demanda à son garde de le porter et tous deux l'emmenèrent prestement au temple, où les acolytes s'empressèrent de le soigner.

Lorsqu'il reprit connaissance à l'infirmerie du temple, Azildarian se crut au Paradis : il était sur un lit moelleux, dans les draps les plus doux qu'il ait pu toucher depuis des années, et une chemise de nuit blanche et propre avait remplacé la tunique informe qui avait été son seul vêtement depuis trop longtemps. Autour de lui se dressaient des murs blancs et or parés de la Clé d'Abadar et, tout de suite, il sut qu'il ne voudrait jamais quitter ce havre de paix et de sécurité.

L'un des infirmiers avait reconnu en lui le petit mendiant qui quêtait parfois à la sortie des offices. Il s'amusa d'abord de voir comme l'enfant refusait de se séparer de sa petite clé à moitié fondue. Mais quand il vit la marque que celle-ci avait laissé dans la paume d'Azildarian, il blêmit et alla promptement alerter ses supérieurs.

Quand l'un de ceux-ci vient demander à l'ex-agneau ce qui lui était arrivé, ce dernier fut pris de crainte et n'osa pas parler de Lamm. Il raconta simplement que de méchantes gens avaient voulu lui prendre sa clé et qu'ils l'avaient battu quand il avait voulu la reprendre. Le prêtre vit bien que l'enfant ne disait pas tout, mais il sentit que c'était la peur et l'évocation de ce souvenir terrible qui en étaient la cause, et non le mensonge et la duplicité. Emu par son histoire, il en toucha un mot à son propre supérieur, le Banquier Tuttle, et l'Eglise d'Abadar compta bientôt un enfant de choeur supplémentaire.

Quelques années plus tard, personne ne fut surpris quand Azildarian reçut l'illumination et rejoignit les novices du temple.

Voilà voila. A part ça, je ne suis pas restée les bras croisée depuis le début de l'année... sauf en ce qui concerne l'écriture 😖 Je vais tâcher de m'y remettre pour la semaine prochaine, promis !**




* : n'allez pas vous faire des idées, je parle juste du manque de sommeil 😫

** : je promets de tâcher, pas d'y arriver, hein 😈

jeudi 5 janvier 2017

Mieux vaut tard que jamais

A long time ago, in a galaxy far, far away...*

Quelques mois après mon arrivée sur Cocyclics**, j'ai participé à un appel à textes sur le thème "Animal", pour le compte du webzine Vers à Lyre. Et j'ai eu la joie d'apprendre, quelques semaines plus tard, que mon texte avait été retenu. Néanmoins, suite à diverses complications (dont, aujourd'hui encore, j'ignore les raisons), la parution prenait du retard. 

Une des premières choses que j'ai apprises en débarquant dans le monde de l'écriture, c'est qu'il ne faut pas être pressé, et que les éditeurs, quels qu'ils soient, évoluent dans un flux temporel différent de celui du commun des mortels 😉 Donc, j'ai patienté. 
J'ai relancé quelques fois, cependant, histoire de savoir si la publication était toujours d'actualité (les structures associatives sont souvent fragiles). En mars 2015, on m'a annoncé la date du mois de mai. En mai, rien. Le reste de l'année, rien - et pas de nouvelles sur le site. Début 2016, j'ai fini par laisser tomber.

Et puis hier, je reçois un mail annonçant que VàL ferme ses portes... et que leur dernier numéro, le 15, "Animal" est téléchargeable sur leur site jusqu'à mi-février.
A la réflexion, je doute que la date figurant sur la couverture (mars 2015) corresponde à la date réelle de publication. Néanmoins, je ne suis pas fâchée de voir enfin cette nouvelle parue !


Avec l'autorisation de l'association, et parce que je ne sais pas combien de temps ledit webzine sera disponible sur son site, vous pouvez le consulter ici
Je précise que je ne possède aucun droit sur les histoires et illustrations qui y figurent - en dehors d'Etrangement familier, bien sûr.

PS : pour ce qui est de mes romans en cours (le JdA en particulier), j'attends d'avoir récupéré du manque de sommeil des fêtes de fin d'année 😩 La semaine prochaine, en principe...

PPS : Bonne année 2017, au fait, en espérant qu'elle sera moins pourrie que la précédente... 




* : non, je ne suis pas en train de raconter l'épisode IV de Star Wars (j'ai bien aimé le VII et Rogue One, ceci dit).

** : juin 2013, ça ne me rajeunit*** pas. 

*** : ça ne me rajeunit jamais, hélas 😢