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mercredi 31 mai 2017

Imaginales 2017 : La France mystérieuse...

La France mystérieuse :
croyances populaires et rites magiques


Comme d'habitude, je mets les avertissements de rigueur : je retranscris ici les notes que j'ai prises pendant la conf ; il est donc tout à fait possible que j'aie fait des contresens et tout à fait certain qu'il manquera des bouts 😆 (sans parler du côté décousu et de ma difficulté à me relire 😣). Les éventuelles notes entre [ ] sont de moi, et les passages entre guillemets sont censés être des citations.


Intervenante : Marie-Charlotte Delmas.
Modérateur : Jean-Luc Rivera.

Ce genre de croyances s'exprime à travers la tradition de la veillée (on se rassemble pour économiser la lumière et la chaleur du feu) ; on échange des histoires, qui seront sauvegardées à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, dans les "revues savantes". Malheureusement, ceux qui les rapportent ont tendance à les enjoliver.

A cette époque (vers 1850), c'est déjà une France "en voie de disparition", et l'on raconte des histoires qu'on tient de son grand-père. La croyance dans un mythe varie selon ceux-ci ; certains ne sont plus crus, mais d'autres (lutins, fantômes), si.

On note aussi que comme les gens étaient pauvres, ils communiquaient peu (à part avec les lieux très proches), donc les mythes n'ont pas forcément de liens entre eux d'un endroit à l'autre. Ces mythes ont des racines profondes dans le paganisme, même s'ils ont été christianisés, et une bonne partie sont des croyances magico-religieuses.
A notre époque, l'acculturation (assimilation d'une croyance par une autre religion/croyance) existe encore : on jette toujours des pièces dans les fontaines, "pour porter bonheur" - avant, c'était une offrande à l'esprit de la source. Pareil pour les cadenas sur les ponts, avec un parallèle entre le lien du cadenas et le lien entre les amoureux [même si, comme l'avait soulignée ma copine Plussienne* Charlie, le cadenas est aussi un symbole d'enfermement, je ne suis  donc pas sûre que ce soit le meilleur objet pour représenter une relation 😈].

On peut noter aussi que plusieurs superstitions sont devenues des marques de politesse : on ne montre pas du doigt (c'est ainsi que les sorcières ciblent leurs victimes), on met sa main devant sa bouche quand on bâille (pour éviter d'avaler un mauvais esprit) [mais aussi pour éviter de faire bâiller tout le monde 😉 quand même], on dit "à vos souhaits" quand on éternue pour bénir ce qui pourrait sortir  [le "bless you" (soyez béni) anglais est plus parlant].

Les fées et les lutins sont deux croyances différentes et ont donc des fonctions différentes.

"Fée" vient du latin fatum (destinée). On les appelle aussi fatuae, fadasses. Pour les auteurs médiévaux, elles sont la rémanence des divinités païennes gallo-romaines, des nymphes, de la Triple Déesse... Elles sont peut-être aussi liées à des prêtresses gauloises itinérantes, qui bâtissaient et démontaient leur temple en bois [comme les Magic Mirrors** ? 😋].

On trouve aussi les fées tutélaires, qui sont les ancêtres de telle ou telle famille car la fée a épousé un humain [on peut faire un parallèle avec les histoires de loups-garous de la conférence précédente : dans les deux cas, on a souvent le conjoint surnaturel qui dit à l'autre de ne pas faire tel ou tel truc ; ce dernier finit par le faire et ça se finit (au mieux) par une séparation, voire par la mort d'un des deux conjoints].

Les lutins, eux, sont apparentés aux démons et, selon les folkloristes, sont tous capables de se changer en animal.

Marie-Charlotte Delmas évite de faire des comparaisons avec les mythes d'autres civilisations, car ça implique de connaître en profondeur toutes les civilisations impliquées. Elle se cantonne donc à la France.

On trouve beaucoup de légendes de villes englouties, en France ; elles ont toutes été très christianisées, car la raison de leur disparition est toujours l'impiété des hommes ou le manque d'hospitalité (on peut faire un parallèle avec Sodome et Gomorrhe).

Beaucoup des folkloristes du XIXe siècle étaient des religieux (puisque cultivés), ce qui a influencé leur transcription des légendes.

Les animaux fantastiques qu'on retrouve sont toujours (à l'origine) des bêtes presque normales mais qui ont un comportement étrange et/ou des particularités physiques (pelage...). Beaucoup d'entre elles sont en fait des sorciers qui se transforment. Sinon, on trouve toutes sortes de pseudo-dragons : vouivres, basilics... qui ont perduré parfois jusqu'au début du XXe siècle. On peut aussi noter des animaux normaux (singes, éléphants...) qui ont été pris pour des bêtes fantastiques.




* : membre de Google+

** : nom des superbes chapiteaux démontables qui abritent chaque année les conférences des Imaginales.

mardi 30 mai 2017

Imaginales 2017 : Ecrire des romans...

Ecrire des romans, devenir écrivain


Comme d'habitude, je mets les avertissements de rigueur : je retranscris ici les notes que j'ai prises pendant la conf ; il est donc tout à fait possible que j'aie fait des contresens et tout à fait certain qu'il manquera des bouts 😆 (sans parler du côté décousu et de ma difficulté à me relire 😣). Les éventuelles notes entre [ ] sont de moi, et les passages entre guillemets sont censés être des citations.

Vu que j'ai trouvé les questions intéressantes, je me permets d'y répondre aussi, en guise de comparaison 😇



Intervenants : Cindy van Wilder*, Stéphane Przylbylski, Gilles Laporte, Bradley P. Baulieu**
Modératrice : Solène Dubois.


Est-ce que vous vous considérez comme des auteurs ou comme des écrivains ?

CvW : "Je suis autrice, pas écrivain". "On est auteur dès qu'on se lance dans l'écriture et qu'on veut finir son histoire - pas forcément en étant publié". Ecrire n'est pas son activité principale.

SP : " Je suis écrivain et ça m'accapare énormément, j'ai beaucoup de travail, je fais beaucoup de recherches". Sa trilogie fait trois millions de sec, et il n'a pas le temps pour autre chose.

GL : "Ni l'un ni l'autre". Comme disait Picasso, "on n'est jamais peintre, on tente de le devenir chaque jour par son travail". "Je suis un ouvrier des lettres, pas un écrivain ou un auteur". Quand il était jeune, la lecture était considérée comme un passe-temps de fainéant, un luxe.

BPB : Il est écrivain. Il a travaillé pendant longtemps dans l'informatique mais a toujours voulu être écrivain à temps plein et a fini par le devenir. Aux Etats-Unis, "auteur" est un terme un peu snob, donc ce qui se disent "auteurs" sont méprisés par ceux qui se préfèrent "écrivains".

[Perso, je trouve aussi que "auteur" est un peu snob - même si je me définis parfois en tant qu'autrice 😁 J'imagine que le fait d'être publié peut changer la perception qu'on a de ces mots.]


A quel âge avez-vous commencé à écrire ? A quel âge avez-vous été publiés ?

CvW : Elle s'y est mise sérieusement depuis l'âge de 20 ans environs, et a été publiée dix ans plus tard, en 2014. Elle a mis deux ans et demi à écrire le tome 1 des Outrepasseurs - sans compter le temps passé à chercher un éditeur.

SP : Il a commencé à écrire un peu de SF au collège puis, en 2004 (vers 25 ans), a rédigé des articles pour la presse écrite [des revues historiques, si j'ai bien compris]. Il a fini son premier roman en 2007, le second en 2009 et trouvé un éditeur en 2013. Son expérience dans la presse l'a aidé à faire quelque chose de structuré dès la conception de sa tétralogie.

GL : Il a commencé à écrire en 1968 mais s'est interrompu avant de reprendre plus tard. Il a trouvé son premier éditeur à 42 ans [vingt ans plus tard]. Selon Henri Vincenot, "on ne perce pas comme écrivain avant 40 ans" [c'était peut-être vrai à son époque, mais j'en connais plein qui ont la trentaine, voire moins !].

BPB : Il faut être patient et affûter ses compétences. Il a commencé à écrire sérieusement vers 2001, mais a tout de même écrit un roman quand il était à l'université. Ecrire des nouvelles est un bon moyen d'améliorer son écriture et de se faire connaître [le second point n'est pas tout à fait vrai en France, à ma connaissance : les éditeurs de nouvelles sont rarement des éditeurs de romans. A titre perso, j'ajoute que si on peut effectivement améliorer son écriture en enchaînant les nouvelles, en termes de narration, on ne conçoit pas un roman comme une nouvelle (et réciproquement) ; certaines personnes sont capables de briller dans les deux domaines (JA Debats, au hasard 💗) d'autres sont plus doués dans l'un que dans l'autre].
Il a fini son premier roman en 2009 et l'a publié en 2011 ; côté nouvelles, les premières ont été publiées en 2004 et il en a écrites jusqu'en 2014. Il considère son parcours comme "classique" et a lu beaucoup de livres sur l'écriture.
Sinon, il représente un cas rare (et chanceux) pour un américain : il a trouvé un éditeur (pour sa première trilogie) avant de trouver un agent - ce qui lui a permis ensuite de trouver l'un des meilleurs agents américains.

[Je me rappelle avoir inventé une foultitude de personnages, dans mon enfance, auxquels je faisais vivre des aventures en jouant, mais sinon, je n'ai pas commencé à écrire avant la fac. En tant que rôliste, j'ai écris le background de mes personnages, et aussi sur des forums de jeu vidéo, où, comme les autres membres, je faisais vivre mes persos offline. J'ai écrit aussi une poignée de nouvelles mais sans chercher à les faire publier. Ce n'est qu'en 2013, quand j'ai commencé à rédiger Ceux qui vivent du sang versé - et que j'ai rejoint Cocyclics - que je m'y suis mise "pour de bon". Question publications, ben à part quelques nouvelles... 😳]


Est-ce que le parcours d'édition été une épreuve ou juste une question de patience ?

CvW : C'est une histoire de chance et de coïncidences favorables. Elle ne pensait pas que Les Outrepasseurs allaient intéresser le public Young Adult, donc elle n'avait pas démarché d'auteurs Jeunesse. Jusqu'à ce qu'on lui conseille de tenter chez Gulf Stream (qui était sur le point de lancer une collection YA).

SP : Ca a été dur : il ne connaissait pas le milieu et a mal choisi les éditeurs auxquels il a envoyé son manuscrit. Quand il a compris son erreur, il a contacté Denoël/Lunes d'encre, qui l'ont envoyé voir le Bélial, chez qui il a été publié.

GL : Ca a été très facile. Il a auto-publié son premier roman (à compte d'auteur, en fait) et l'a présenté à des prix littéraires. [Je pense que ce serait infaisable/irréaliste à notre époque - et n'oublions pas que le compte d'auteur, s'il était autrefois plus ou moins synonyme d'auto-édition, est maintenant considéré unilatéralement comme une arnaque par les auteurs]. Il n'a pas gagné de prix mais a eu un succès d'estime auprès des jurys. Rebelote pour son second roman qui, lui, a remporté un prix, ce qui l'a fait remarquer auprès des éditeurs.

PBP : [cf aussi la fin de sa réponse précédente 😉] Il n'y a que six grands éditeurs de Fantasy [je ne sais plus s'il compte aussi les éditeurs anglais dedans], donc ce n'est pas difficile de savoir qui cibler et ce qu'ils vont aimer. Nightshade, l'éditeur de son premier roman, fait partie des éditeurs "intermédiaires", qui ont tendance à publier des "ovnis" littéraires. Ils avaient de l'argent grâce au succès de La fille automate de Paolo Bacigalupi, donc ils pouvaient le "risquer" sur un auteur inconnu. (Sans aucun rapport, Nightshade a fait faillite trois ans plus tard : ça arrive dans le milieu, quand on prend trop de risques).

[Ce serait un peu facile pour moi de répondre "joker" à cette question 😉 J'ai reçu deux réponses négatives des trois maisons auxquelles j'avais envoyé CQVDSV ; j'attends encore pour la troisième, sachant qu'ils ont pris beaucoup de retard et qu'ils font de leur mieux pour le combler. Je suis actuellement**** en train de peaufiner une nouvelle série de corrections, et  je compte l'envoyer à d'autres éditeurs sous deux mois]





* : les Grenouilles sont partout 😁

** : et sa traductrice (Morgane Saysana ?), qui s'est retrouvée essentiellement cachée derrière un poteau (magnifique au demeurant) sur mes photos 😳


*** : pour un peu plus qu'une poignée de nouvelles 😉

**** : traduire : dès que j'aurai fini mes CR des Ima' 😁

lundi 29 mai 2017

Imaginales 2017 : Les loups-garous...

Les loups-garous, de l'antiquité au XIXe


Première des conférences auxquelles j'ai assisté - avec l'espoir avoué que ça m'aidera pour CQCSLL.

Comme d'habitude, je mets les avertissements de rigueur : je retranscris ici les notes que j'ai prises pendant la conf ; il est donc tout à fait possible que j'aie fait des contresens et tout à fait certain qu'il manquera des bouts 😆 (sans parler du côté décousu et de ma difficulté à me relire 😣). Les éventuelles notes entre [ ] sont de moi, et les passages entre guillemets sont censés être des citations.

L'intervenante, Marie-Charlotte Delmas


Les premières histoires de loup-garou remontent à la Grèce antique, dans les Métamorphoses d'Ovide, avec l'histoire du roi Lycaon. Ce qui a donné le nom de "lycanthropie".*

Les suivantes n'apparaissent qu'au XIIe siècle, en Bretagne, sous le règne d'Henri II Plantagenêt. Cette époque est une "petite Renaissance", où l'on redécouvre les textes antiques étrangers. C'est aussi l'époque des Lais de Marie de France, où celle-ci retranscrit les contes et légendes de son enfance, donc celle du Bisclavret.
Le concept se rapproche du garoav** (ou werwulf) allemand. [C'est apparemment ses vêtements qui lui permettent de redevenir humain, il passe quand même près de la moitié de sa vie en forme de loup, et il n'est nulle part mention de lune ou d'argent***].

Au XVe siècle, les Evangiles des quenouilles rapportent quelques histoires de "leu-warous" et la manière d'échapper à leurs attaques (par exemple, tenir une chandelle bénite non allumée, ou laisser traîner derrière soi sa ceinture ou son tablier). La plupart de leurs apparitions se font entre Noël et la Chandeleur, donc au plus noir de l'hiver. Il s'agit toujours d'hommes, et les protagonistes se posent la question de la transmission de père en fils. [Et j'ai l'impression qu'ils sont plus considérés comme une nuisance que comme des monstres à éliminer - ce sont les maris de certaines de ces femmes].

Le début de la Renaissance est marqué par des guerres et des épidémies. C'est forcément que Dieu n'est pas content, donc c'est la faute des hérétiques, donc des sorciers et sorcières. (Petite remarque au passage : on considère alors que la magie est une discipline qui s'enseigne tandis que la sorcellerie relève du domaine privé).
Si on les brûle, c'est afin que leur corps ne puisse pas se relever au moment du Jugement Dernier.

Au XVe-XVIe siècle, on voit apparaître des "démonologues", qui définissent ce qui fait un sorcier ou une sorcière. Dans leurs récits, on trouve les aveux d'hommes qui, "oints d'une chandelle en cire verte, ont passé un pacte avec le Diable pour se transformer en loups" et d'autres disent s'être changés en loups pour tuer et manger des enfants.

Au XVIIIe siècle, on trouve parfois dans les monitoires la menace, en sus de l'excommunication, d'être condamné à être loup-garou si le coupable d'un crime n'est pas dénoncé. Et c'est aussi l'époque (vers 1765) de la Bête du Gévaudan.

Au XIXe siècle, le mythe se fait plus présent dans les récits paysans et il évolue un peu : on peut délivrer un garou en le faisant saigner (souvent au front, parfois à la patte), et ce n'est pas forcément un loup. Le nom varie aussi, on parle d'elbrou, de billerou, de loup-bérou... 

Parmi les causes de la transformation, on trouve [en sus de celles que j'ai rapportées plus haut] :
  • une transmission de père en fils
  • un pacte avec le Diable (mais un Diable plus humanisé qu'aux siècles précédents, et qui se fait parfois duper)
  • un garou qui transmet sa peau de loup à une autre personne
  • s'être frotté le corps avec une liqueur trouvée dans un fossé [WTF ! 😲]
  • être "pris d'un mal où on se se jette dans une fontaine" et en ressort changé en loup ou en chèvre
  • un drap de lit posé à minuit à un carrefour, qui se change en peau de loup.

Quant aux méthodes pour le faire fuir [en sus de celles que j'ai rapportées plus haut] :
  • tirer [au fusil, je suppose] sur son ombre
  • porter un trèfle à quatre feuilles
  • plein d'autres solutions magico-religieuses.

Le rapport à la lune vient au XIXe siècle, car "la lune est le soleil des loups". En général, ils sont plutôt associés à la nuit tout court, surtout qu'avant le début du XXe siècle et l'apparition de l'électricité, les nuits sont très noires.
D'ailleurs, vu que la pleine lune crée de la lumière, on la considère plutôt comme hostile aux créatures surnaturelles. Mais on ne lui donne aucun lien avec les garous avant le XIXe siècle. Ca a été apporté par le mythe du vampire, au XVIIIe siècle, via les soldats allemands (pendant les guerres), et à partir de l'Est de la France. C'est aussi de cette époque que vient l'idée de la contamination par morsure, qui n'existait pas avant.

Pour ce qui est de leur vulnérabilité à l'argent, c'est là encore une confusion avec les vampires : la croyance est plus moderne et le métal était trop rare, à l'époque, pour apparaître dans les mythes populaires [ça ne me semble pas contradictoire, à moi ; j'imagine bien des légendes parler de créatures seulement tuables grâce à un métal rare...].

On note aussi que pendant le Samhain gaulois, on se déguisait avec des peaux de bêtes (on peut rapprocher ça des traditions de carnaval modernes), avec peut-être un reste de traditions primitives d'initiation/rite de passage - ce qui a pu inspirer le mythe.




* : ce qui est bien fichu, vu que "lycaon" signifie "loup" en grec 😈

** : je ne connais pas l'orthographe du mot et Google n'a rien donné non plus.

*** : d'ailleurs, aucun des garous mentionnés dans la conférence n'est sensible à l'argent, il se pourrait que ce soit un trait vampirique qui se soit propagé d'un mythe à l'autre.

mercredi 24 mai 2017

Imaginales 2017 : J'ai présenté un pitch...

J'aimerais bien dire que tout ce qui suit est la faute de Nemy, qui a introduit auprès de moi l'objet du délit 😇 ou de mes adorables marraines qui m'ont tannée pour que je pitche mon roman aux éditeurs, mais en fait, j'assume totalement 😈

Enfin bref, on était dimanche matin, tout le monde était plus ou moins claqué ; en conséquence, tout le monde a trouvé ça drôle* 😆

Avec Jérôme Vincent...

... et JL Del Soccoro, d'ActuSF.

Sur le stand de Malpertuis.

Sur le stand du Chat Noir.

Sur le stand des Luciférines.

Et avec Stéphane Marsan, de Bragelonne !




* : et si ce n'est pas le cas, ben je me suis grillée auprès de la plupart des éditeurs de SFFF francophones... 😱

mardi 23 mai 2017

Imaginales 2017

Je suis donc de retour des Imaginales, et je vais faire de mon mieux pour vous présenter au plus vite des comptes-rendus de tout ce que j'y ai fait !

Au programme :

Je rajouterai les liens au fur et à mesure 😀 (mais pas forcément dans cet ordre).

Et en images : 

Les superbes iris du parc sont toujours là.

La "Bulle du livre", dimanche matin.

La traditionnelle fresque, en phase finale.

Je l'avais vue l'an dernier, mais j'avais oublié de la prendre en photo.

Le splendide perroquet rouge du Héron d'Argent.

Question achats, j'ai fait des folies, puisque je repars avec dix bouquins (en plus des six que j'avais amenés pour les faire dédicacer), dont deux achats "imprévus" et un offert 😁



Comme d'habitude, il y avait pléthore de Grenouilles, des deux côtés des tables, dont le "coup de coeur" du festival, Aurélie Wellenstein. Plein de rencontres et de retrouvailles pour moi, et j'ai déjà hâte d'y retourner l'an prochain !




* : au sens "marraine de mes projets d'écriture" - et je devrais dire "une de", puisque j'en ai plusieurs (que j'adore 😍).

** : je préviens déjà : je n'ai assisté qu'à la première demi-heure - je détaillerai dans l'article en question.

*** : voir aussi cet article 😉

jeudi 11 mai 2017

Trois Bâtards : Avancement (5)

Je ne sais pas si on peut appeler ça une bonne résolution, mais entre mes statistiques du NaNo et le fait que je retrouve maintenant les Grenouilles sur un tchat Discord*, j'ai réussi à écrire presque tous les jours**, la semaine dernière, pour environ mille mots !

Cette semaine, je doute de faire aussi bien, mais ce sera toujours ça. Et je préviens d'avance que je ne pourrai ni avancer sur mon texte, ni écrire d'article la semaine prochaine, vu que je n'aurai ni ordi ni internet pendant mon séjour aux Imaginales (je me rattraperai la semaine d'après, j'aurai sans doute plein de conférences à retranscrire ici 😉).

Tout ça pour dire que je vais enfin mettre un extrait :

Shamio (le narrateur) cherche un local où installer son atelier de forgeron - parce qu'il préfère exercer son métier à jouer les aventuriers...
(Pour information, dans mon univers, il est impoli de parler d'un nain au féminin***).

Comme convenu, Mara nous attendait devant la porte d’un bâtiment vétuste – qui ne déparait pas ses voisins. Une enseigne rouillée grinçait près de la porte et les araignées s’étaient installées durablement devant les fenêtres. L’on aurait tout à fait pu croire l’endroit abandonné, si ce n’étaient les ronflements sonores qui perçaient à travers les murs. Mara sortit une clé de la poche de son tablier et nous ouvrit la porte.
À peine le seuil franchi, elle se mit à crier :
— Voici les locaux, maître Shamio, j’espère que vous les trouverez à votre goût.
Le vrombissement respiratoire s’interrompit brusquement et fut suivi du bruit inimitable du métal qui frotte sur la pierre ainsi que d’une longue diatribe en langue naine, que je soupçonnai ponctuée d’injures.
L’intérieur de l’atelier était plongé dans la pénombre, mais cela ne faisait aucune différence pour moi. La silhouette hirsute qui émergeait depuis l’arrière-boutique empestait l’alcool et les odeurs corporelles, et mon regard fut tout de suite attiré par l’énorme hache ornée de runes qu’elle arborait dans la main droite.
— Il suffit, Orlekk ! s’exclama la propriétaire. Vous ne m’avez rien payé depuis l’été dernier, j’ai bien le droit de prendre un second locataire ! Vous ne respectez pas vos obligations, ne vous plaignez pas que j’essaie de gagner ma vie !
Puis, se tournant vers moi, elle reprit un volume normal et demanda :
— Voulez-vous que je vous trouve une lanterne, messire ?
— J’y vois assez clair, je vous remercie. Maître Orlekk, ajoutai-je à l’intention de l’occupante, je vous prie de ranger votre arme, je n’aimerais pas nous voir… salir le plancher.
— Mais non, maître Shamio, qu’elle essaie donc ! railla Mara. Dans son état, vous ne risquez rien, et cette outre à bière sait très bien que ce serait une rupture de contrat. Allez vous terrer dans votre trou, Orlekk, et laissez mon nouveau locataire payant s’installer !
Les mots blessent parfois plus que les lames, et ceux de la vieille humaine avaient frappé au cœur. Le nain femelle baissa son arme, fit demi-tour et alla s’enfermer dans la pièce dont il était sorti, non sans grommeler de vagues menaces en chemin.




* : qui, contrairement à IRC, conserve les logs des canaux, ce qui aide à retrouver l'ambiance stimulante d'une cabine de camp NaNo 😀

** : je rappelle quand même que je ne peux écrire que quatre jours par semaine, en général.

*** : ou au masculin, d'ailleurs, sauf que la différence avec le genre neutre ne se voit pas en français.****

**** : et que je ne suis pas satisfaite de la conjugaison des pronoms sans genre.

dimanche 7 mai 2017

Salon Fantastique 2017

Je ne sais plus si je l'avais évoqué ici, mais hier, je suis allée au Salon Fantastique. Cette année, contrairement aux précédentes, le salon avait ses propres locaux (le "Paris Event Center", à la Villette), et faisait beaucoup plus "pro" (même si la disposition des stands, à l'intérieur, n'était pas optimale pour la circulation des visiteurs).



Un point négatif - bien qu'indépendant de la volonté des organisateurs - il faisait un temps pourri et l'humidité a causé le décès prématuré de mes bottes*, au point que j'ai dû me faire ramener en voiture chez moi, vu que la semelle s'était complètement décollée, m'empêchant de marcher autrement qu'au ralenti... 

A part ça, c'était très sympa et, pour une fois, j'ai pensé à prendre des photos !

A l'extérieur.

A l'intérieur.

Dehors, d'intrépides jedis bravent les éléments pour nous faire une démo de combat au sabre laser.

Un costume/statue de dragon - merci à ses propriétaires de m'avoir donné du duct tape pour mes bottes !


Costume de Cthuhu - ou trophée ? ^^

Une parente de la Mère Fouettarde ? ^^

Qu'on lui coupe la tête !

Amadrya, autrice, dessinatrice et future Grenouille (?)**

En plus de tous ces cosplays, il y avait énormément d'auteurs présents (dont pas mal de Grenouilles, au moins 17 ayant été repérées hier, d'après mes sources 😁), et une bonne proportion d'auto-édités (au moins 40%, je dirais). 

Publishroom n'est pas ce que j'appelle un éditeur, mais je reconnais que j'aime beaucoup son slogan !

A part ça, j'ai fait quelques folies : deux bouquins (Octavie d'Urville, d'Esther Brassac et Le Jarwal, de Patricia Le Sausse), un t-shirt, un DVD, à boire et à manger (j'aime profiter des "spécialités locales", sur ce genre de salon 😇) et un serre-taille.***

Et parce que j'aime les quizz et autres jeux-concours, j'ai participé à un questionnaire sur le folklore écossais, sur le stand de Nathalie Bagadey, dont j'ai eu la chance**** de remporter le prix : un exemplaire de Eclosia ou l'Ecosse des légendes dédicacé !

NB en pleine dédicace.

Bref, si vous n'êtes pas trop loin de Paris et ne savez pas quoi faire ce week-end, allez y faire un tour, c'est ouvert jusqu'à lundi !




* : j'avais l'intention de les jeter après le salon, tellement elles étaient abîmées (vieilles et bon marché, aussi ^^), mais je ne pensais pas qu'elles me lâcheraient si vite 😲

** : j'avoue avoir fait un peu de prosélytisme... 😇

*** : un genre de corset mais qui s'arrête en-dessous des seins.

**** : et le talent 😎*****

***** : faut dire que je me suis pas mal intéressée au sujet, dans le temps 😉

lundi 1 mai 2017

Trois Bâtards : Avancement (4)

J'ai sciemment attendu que le NaNo soit fini pour poster mon article de la semaine, bien que techniquement, il appartienne à la semaine suivante. Enfin bref.

L'histoire de mes trois bâtards avance lentement mais sûrement. Faudra que je mette un extrait, un de ces jours, j'y réfléchis 😊

A part ça, ce NaNo m'a permis de me faire quelques statistiques sur mes habitudes d'écriture. Comme je l'évoquais il y a un mois, mon rythme d'écriture "naturel" tourne autour de 350-400 mots* par jour. Comme je ne peux*** écrire que quatre jours par semaine, ça fait dans les 1500 mots par semaine, soit 6750 par mois. Bref, il est temps que j'arrête de me fixer des objectifs utopiques à 20k mots 😁

Cette fois-ci, mes bonnes résolutions ayant été entamées par des circonstances indépendantes de ma volonté, je n'ai pu écrire que pendant neuf jours sur mes 3B. J'ai quand même pu aligner 4234 mots, soit 24790 ksec, c'est toujours ça.

Je compte donc me baser sur ces statistiques dans l'optique de tester la possibilité d'habitudes d'écriture régulières****. Souhaitez-moi bonne chance 😇




* : oui, je compte en mots ici, vu que c'est l'unité de mesure du NaNo.**

** : bon, ok, cette année le camp NaNo permet aussi de compter en pages ou en heures, mais c'est pas le système que j'ai choisi 😉

*** : au sens "c'est facile à intégrer dans ma routine quotidienne".

**** : mais sûrement pas avant juin, because entre les ponts et les Imaginales, mai n'est pas le meilleur mois pour tester 😉