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jeudi 31 mars 2016

Avant l'heure, c'est pas l'heure

Ce week-end, nous avons eu la joie de bénéficier d'un jour supplémentaire, because Pâques. Malheureusement, c'était aussi le week-end du changement d'heure. Et comme dirait l'autre, j'ai passé l'âge de ce genre de conneries, et je mets bien plus que 24h pour m'y adapter. En conclusion, j'ai presque rien écrit depuis ce temps et je suis un peu démotivée.



Sur ce dernier point, je pense que ça va revenir - probablement quand j'aurai retrouvé le sommeil*. J'ai un peu trop conscience des défauts dudit projet, et avec mon humeur actuelle, je ne vois plus que ça. En attendant, j'ai le temps de rien et la plupart des livres qui attendent sur ma Pile A Lire ne me font pas envie (ou, au contraire, sont de véritables page-turners, ce qui ne fait rien pour augmenter mon temps de sommeil).

Sinon, à propos de page-turner, le début d'"Alouettes", le dernier roman de Jeanne-A Debats, est lisible ici. J'attends avec impatience de mettre la main dessus. Et je désespère un peu d'arriver un jour à écrire aussi bien...




* : ce qui n'indique rien en matière de délai, je préfère prévenir.

jeudi 24 mars 2016

Background : Araann

Vu l'état de l'actualité, je ne me sentais pas de faire un article, ce début de semaine. Et puis j'ai pris mon courage à deux mains, parce que je n'aime pas prendre de mauvaises habitudes. J'ai de la famille (éloignée) en Belgique, plus quelques potes, mais peu ou pas à Bruxelles. Personne que ne connais n'a été touché. N'empêche, j'ai l'impression que le gouvernement belge réagit mieux que le nôtre - mais c'est peut-être parce que je ne suis pas sur place.

Le fond de ma pensée - allégorie.

A part ça, ça avance toujours pour Anya, quoique petit à petit. Elle s'apprête à fêter Noël loin de chez elle, et ce n'est pas évident.

En attendant, j'ai exhumé un petit background, créé à l'origine pour Turambar*.

Durant toute mon enfance et mon adolescence, je n'ai guère vu de visages masculins.

Mon village, niché au pied des Montagnes Bleues, subit depuis des générations une étrange malédiction : il n'y naît quasiment aucun garçon. Au moment où je l'ai quitté, il ne comportait que dix hommes : Brusil (le fils de la tisserande) et son père, mes deux oncles, le frère de ma mère, le fils de ma cousine Arabeth, celui de la meunière, le père de la charpentière, mon cousin Orsil et le mari de ma cousine Alinaa.

Contrairement à ce que certains pourraient penser, cela ne nous cause aucun handicap au quotidien. Nous assumons le plus naturellement du monde les tâches qu'ailleurs on juge réservées aux mâles. Ainsi sommes-nous guerrières, forgeronnes, charpentières... La seule difficulté est peut-être de trouver un homme qui acceptera de rejoindre notre communauté au côté de l'une d'entre nous - et de contribuer au renouvellement de la population.

Et ainsi avons-nous développé la tradition, lorsque nous entrons dans l'âge adulte, de quitter notre foyer à la recherche de celui qui partagera notre vie. Certaines y parviennent et nous présentent avec fierté l'époux qui tiendra leur foyer et élèvera leurs enfants. D'autres, comme ma mère, rentrent seules mais le ventre gros de promesses. Et quelques-unes ne reviennent pas, tombées sous les coups des orcs ou les flèches de l'Amour.

J'ai donc grandi au milieu de ces femmes, aidant d'abord aux champs avec mes oncles et mes cousines, puis, comme j'étais grande et bien bâtie comme ma mère et ses soeurs, je fus placée auprès de ma tante Alassia, notre forgeronne, afin de l'aider à la mine.

Un beau jour, alors que je devais avoir une douzaine d'années, ma tante eut la visite d'un étrange personnage. Déjà, c'était un mâle, comme l'attestait son impressionnante barbe rousse, et sa carrure dépassait même celle de Tante Alassia, qui était pourtant la femme la plus forte du village. Par contre, il était à peine plus grand que moi. C'était mon premier nain.

Dès son arrivée, ce curieux personnage fut la cible des regards de tous les enfants et il y eut une foule de têtes brunes aux fenêtres de la forgeronne tandis que celle-ci négociait âprement avec le commerçant les lingots de valorite ou de seregril que nous avions extraits - des métaux bien trop précieux pour l'usage que nous en avions.

Enfin, quelques heures après, nous nous éparpillâmes lorsqu'il sortit enfin, avec un sourire que sa pilosité faciale ne dissimulait pas entièrement. Et parce qu'il était dans de bonnes dispositions et qu'il ne devait repartir que le lendemain, il nous gratifia, à la veillée du soir, du récit de quelques aventures de sa jeunesse. A l'en croire, il avait traversé déjà tout le continent, de nos montagnes jusqu'aux blanches tours de Minas Tirith, et combattu moult créatures qui n'étaient alors pour moi que les croque-mitaines promis par nos pères aux petites filles désobéissantes.

Si je ne sus jamais son nom, ses récits restèrent, en revanche, gravés dans ma mémoire. Toute mon adolescence fut bercée de ce souvenir et je rêvais souvent de batailles épiques où je pourfendais orcs et trolls d'une lame vengeresse. Ainsi demandai-je bientôt à ma mère, notre chasseresse, de m'apprendre les rudiments du combat. Et je me mis à compter les années, les mois, les jours qui me séparaient de la majorité et de mon départ pour d'autres horizons.

Ma décision ne surprit pas grand-monde, à part peut-être la mère de Brusil, qui avait toujours espéré que j'épouserai son fils et que je prendrai un jour la suite de ma tante à la forge. Mais ma cousine Alinaa était bien plus douée que moi dans les arts du métal et, si je ne pouvais ignorer les regards transis du fils de la tisserande, je le connaissais depuis trop longtemps pour le considérer autrement que comme un frère.

Et c'est ainsi que moi, Araann, fille d'Arilynn, je me retrouvai sur la route, le sac au dos, avec mon arc, mon épée et la bénédiction de ma mère.




* : serveur Ultima Online dans l'univers du Seigneur des Anneaux, je rappelle.

mardi 15 mars 2016

Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (11)

... Et donc, Anya continue de découvrir le New York du XXVe siècle.

La bonne nouvelle, c'est que ça avance bien : si je ne me suis pas plantée dans mes calculs, j'ai écrit 25ksec depuis la semaine dernière, ce qui est une très bonne moyenne pour moi.

La mauvaise nouvelle, c'est, comme je le disais la semaine dernière, qu'il y a beaucoup d'info dump. Le personnage le reconnaît elle-même :
(...) la moindre question de ma part donne naissance à des dizaines d’autres. Est-ce que j’arriverai un jour à tout assimiler ?
Ca reste logique dans le contexte : elle a toujours vécu dans un contexte scientifique niveau "western", avec un peu de connaissances théoriques modernes. Et là, elle se retrouve dans une ville futuriste. En plus, il y a le fait que certains concepts auxquels elle est confrontée sont nouveaux pour elle mais pas pour le lecteur (exemple : un frigo. Elle en a entendu parler, mais c'est la première fois qu'elle en utilise un).

Quand je vois tout ce que je vais devoir revoir à la correction...

En-dehors de ça, je me rends compte que je n'ai pas fait assez attention à certains détails. J'ai oublié plusieurs fois qu'Anya possédait un sabre, et même un revolver. Ca n'a pas une grosse incidence dans la narration, mais c'est un truc qu'il faudra que je règle quand je serai en phase de correction*. Y'aura aussi des trucs à peaufiner, sur l'ambiance, en particulier. Il faut que j'arrive à faire ressentir toute la modernité de la New York du XXVe siècle, ainsi que le décalage avec les autres "Grandes Villes" que connaît Anya. Il faut aussi que je me penche un peu sur ce que peut être la vie d'un natif de NY et le niveau de la technologie quotidienne.

Enfin bon, l'important est que ça ne m'empêche pas de continuer...




* :  en même temps, c'est pas pour tout de suite. Contrairement à CQVDSV, je n'ai aucune urgence pour ce projet-là et je compte bien le faire reposer aussi longtemps que nécessaire.

mardi 8 mars 2016

Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (10)

Je commence par un petit HS : aujourd'hui, c'est la journée internationale des droits des femmes.

Si vous n'avez rien contre l'humour trash, je vous conseille vivement d'aller voir Deadpool (en VO).

Pas la "journée de la femme", hein. Le mot-clé, ici, c'est "droits". Ce n'est pas une fête des mères ou une saint-Valentin bis. Allez plutôt lire ceci ou encore cela (y'a des images ^^).

Et pour tenter une transition pas trop foireuse*, un des trucs que j'essaie de faire passer dans le Journal d'Anya, c'est que la société pré-apo était égalitariste, qu'on ne faisait plus de différence sociale selon le sexe ou la couleur de peau des individus (ou la religion, ou l'orientation sexuelle, ou ...), le seul racisme encore actif étant à l'encontre des mutants. Même à l'époque d'Anya, plus de deux siècles après l'Exode**, ces idéaux perdurent globalement, et le viol est l'un des crimes les plus graves ("y'a qu'un zombie pour faire ça !"), même s'il peut demeurer des cas d'abus sexuels moins violents***.

Tout ça pour dire que malgré mes vacances de la semaine dernière, j'ai quand même un peu avancé : Anya est donc à New York et a entrepris d'apprivoiser un peu la technologie moderne et de faire le tri dans toutes les nombreuses (trop nombreuses ?) informations qui se sont accumulées depuis qu'elle est arrivée en ville. C'est peut-être un des défauts du format "journal", ici : la situation se prête à une narration au jour le jour ("aujourd'hui, j'ai appris ça"), mais j'ai peur que ça ne ralentisse inutilement l'histoire. Bon, je parle beaucoup de Petit, donc ça amusera le lecteur, mais faudrait pas que ça devienne un artifice ^^

Et sur ce, j'y retourne :)





* : on y croit !

** : l'apocalypse en question, je rappelle.

*** : c'est pas le pays des Bisounours non plus.