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mardi 29 septembre 2015

CocyConv 2015

Ce week-end, j'étais à la Convention Cocyclics. Pour ceux qui ne suivraient pas*, Cocy** est une communauté d'écrivains, confirmés ou en devenir ; pour en savoir, plus, c'est par là***. Tous les ans, ils organisent leur convention : une cinquantaine de Grenouilles****, du vendredi aprème au dimanche aprème, dans un gîte. On y boit (un peu), on y mange (beaucoup), on y discute (passionnément), on s'y amuse (à la folie) et on y dort (pas assez).

Le gîte de cette année ((c) Ereneril)
C'est la troisième CocyConv***** que je vois passer depuis que je suis devenue Grenouille et la seconde où je me rends (mais comme j'avais pas de blog, à l'époque... ^^). Le cadre de cette année était très chouette, quoique les chambres étaient mal isolées phoniquement et les lits trop mous (mais je suis super pointilleuse en matière de couchage). 

Comme l'an dernier, le programme ne se limitait pas au papotage mais proposait plusieurs ateliers ou conférences (par les Grenouilles pour les Grenouilles), la Chasse au Trésor de Valérianne****** (où mon équipe, les Chaussettes*******, a fait deuxième ex-aequo à cause d'un point de règle oublié sur la première question, qui nous a bêtement fait perdre un point), des jeux de cartes ou de plateau et, cette année, un "défi nouvelles".

La salle commune ((c) Ereneril)
L'année dernière, les deux conférences auxquelles j'avais assisté parlaient du pitch******** et de la publication en numérique. Cette année, je n'ai assisté qu'à "le Cycle, et après ?", qui parle de publication et de relation avec les éditeurs (j'en ferai un compte-rendu plus tard dans la semaine) ; il y en avait aussi une sur la planification dans l'écriture (pas mon truc) et une autre sur le Speed-Dating (mais comme je connaissais déjà + ils avaient assez de monde pour parler de l'expérience en question, je n'y suis pas allée non plus). Comme tous les ans, il y avait aussi l'atelier Q********* mais comme ça a toujours lieu après minuit, ça fait trop tard pour moi et je le rate systématiquement :(

Tout ça pour dire que j'ai passé un excellent week-end (malgré le manque de sommeil), j'ai mangé plein de bonnes choses (chacun amenait un petit quelque chose), j'ai vu plein de Grenouilles que je ne vois d'ordinaire pas assez souvent, j'ai fait connaissance avec plein d'autres que je n'avais jamais vu "en vrai", et j'ai même trouvé un peu de temps pour écrire une scène pour la rencontre Darkside-Slayer. 

Bref, une très bonne expérience, que je compte renouveler l'an prochain !

Le Nénuphou Atomique de L'Homme au Chapeau (c) et la grenouille-qui-fait-ribbit de Lullaby
 ((c) Hatsh)




* : et dans ce cas, je me demande ce qu'ils font ici ^^

** : pour les intimes.

*** : je vais pas tout vous pré-mâcher, non plus...

**** : le surnom des membres.

***** : j'aime bien ce surnom, je songe à le breveter :p

****** : au sens "organisée par", ce n'est pas son trésor à elle ^^

******* : je remercie au passage Jo & Llyana, parce qu'on a roxxé du poney toutes les trois, mieux que toutes les autres équipes plus nombreuses, d'abord !

******** : qui n'est pas une petite brioche industrielle mais une "accroche" faite pour présenter très vite un ouvrage.

********* : qui, comme son nom l'indique, concerne l'écriture de textes érotiques.

mercredi 23 septembre 2015

Background : Brethil

Ne me sentant pas encore assez en forme pour m'occuper de mes nouvelles à remanier, je me suis rappelée que j'avais quand même en stock des vieux trucs pas trop pourris que je pouvais poster ici, histoire de calmer les foules en délire.*

A part ça, je viens d'apprendre qu'une de mes nouvelles (du Darksideverse) avait été retenue pour une antho**, mais j'en parlerai davantage quand ce sera confirmé-confirmé.

Bref. Le texte ci-dessous est donc le background de Brethil, un personnage que je jouais sur un serveur privé Ultima Online, sur le thème du Seigneur des Anneaux. Pour ceux qui suivent, c'est le même perso que le "héros" de l'Arc en mallorn ;)

Cours, Brethil, cours ! 


La troupe était derrière lui, comme des loups après un daim. Comme lui-même après le daim qu'il chassait encore quelques heures plus tôt et dont la carcasse gisait à présent quelque part dans l'obscurité, si ses poursuivants ne l'avaient pas déjà dévorée.

Son coeur battait comme un tambour au rythme de son angoisse. Ses côtes étaient douloureuses sous l'effort mais ses jambes minces continuaient de s'activer, l'emmenant toujours plus profond dans les bois. Repoussant d'une main fébrile une mèche brune trempée de sueur, il se risqua à jeter un regard derrière lui.

Rien. Rien encore, mais des frémissements dans les buissons et les cris rauques des Orques qui s'invectivaient dans leur parler immonde. Le bois n'était pas si grand mais, avec de la chance, il arriverait peut-être à leur faire perdre sa trace ou à les retarder un peu ? Bientôt, il serait de l'autre côté et il ne pourrait plus qu'implorer les Valar pour atteindre avant eux le campement qu'il avait aperçu plus tôt dans la journée.

Le souvenir lui revint, si récent - si douloureux -, de la vieille Alya qui les mettait en garde le matin même contre l'hostilité du Pays de Dun. Thramir avait acquiescé sobrement, égal à lui-même, et Carmodán l'avait regardé de haut, à son habitude, comme s'il s'attendait à ce que lui, Brethil, fanfaronne et fasse l'imbécile parce qu'il était le benjamin de la bande. Alya ne parlait alors que des Dunéens. Qui aurait pensé trouver des Orques si loin des montagnes ?

Trois Dúnedain, même bien armés, n'étaient pas de taille face à une quinzaine de ces créatures. S'il était revenu quelques instants plus tôt...

... Il serait sûrement mort avec eux. Un seul homme de plus - surtout un novice comme lui, dont c'était la première expédition - n'aurait pas changé l'issue du combat. Ce n'était qu'une mission de routine pour les Rôdeurs, aller mesurer l'atmosphère au Pays de Dun. Et maintenant ses compagnons remplissaient la panse des Orques.

La nuit se fit soudain moins sombre : Brethil venait d'atteindre l'orée du bois. Il s'appuya un instant contre le tronc d'un bouleau - l'arbre dont il portait le nom, justement - et reprit sa respiration. Au loin, il crut apercevoir une lueur tremblotante, peut-être un feu, peut-être le camp d'une des tribus nomades ? Sans attendre, il s'élança vers cet espoir ténu, traitant par le mépris ses muscles endoloris.

Une douleur brûlante lui traversa soudain la jambe, manquant de peu de le faire trébucher. Une flèche. Plantée dans le mollet, frottant contre les os au moindre mouvement. Probablement empoisonnée, pour ce qu'il en savait.

Une partie de lui-même voulut s'arrêter là, dégainer son épée et attendre stoïquement une mort aussi glorieuse qu'inévitable. L'autre partie - plus lâche ? - l'enjoignit de fuir de toutes les dernières forces qui lui restaient.

Il écouta la seconde.

Chaque pas était souffrance, une brûlure acide qui lui parcourait tout le corps. A un moment, il entendit un hurlement rauque et primitif, et s'aperçut qu'il sortait de sa propre gorge. Derrière lui, les exclamations des Orques, cris victorieux et rires bestiaux. Proches, trop proches, à peine une centaine de pas.

Ils avaient ralenti. Ils attendaient de le voir tomber. Ils jouaient, en somme.

Une nouvelle flèche se planta dans le sol, à quelques pieds de lui. Une autre se ficha dans le bouclier qu'il portait sur le dos. Mais il ne ralentit pas, poussé par sa terreur. Le point ténu en lequel il avait mis tous ses espoirs ne semblait pas plus proche. Pourtant il continuait de courir, malgré la douleur omniprésente, malgré le martèlement de son coeur dans sa poitrine.

Tout simplement parce qu'il n'était plus capable de penser qu'il pouvait faire autre chose.

Il réalisa soudain que d'autres cris s'étaient joints à ses hurlements et aux vociférations de ses poursuivants. Des brames graves et sonores. Dans sa fuite éperdue à la clarté des étoiles, il venait de passer à quelques dizaines de pas d'un troupeau de bovins, peut-être celui que suivaient les Hommes de Dun croisés le matin précédent.

Partagés entre l'irruption soudaine de cette profusion de viande fraîche - mais aux sabots puissants et aux cornes acérées - et l'envie de poursuivre leur chasse du jeune Dúnadan, les Orques s'étaient arrêtés. Les bovidés, de leur côté, réveillés par le bruit et paniqués par l'odeur des Orques, commençaient à s'agiter en tout sens.

Et brusquement, le troupeau s'ébranla. Menés par un grand mâle au large poitrail, les animaux chargèrent en direction des importuns.

 * * *

Le matin suivant, Durf et ses hommes eurent le déplaisir de voir que le troupeau qu'ils suivaient depuis quatre jours avait décampé pendant la nuit. En remontant les traces, ils avaient eu la surprise de trouver un corps, un jeune homme aux trois-quarts mort avec une très vilaine blessure à la jambe.

S'il s'était agi d'une tête-de-paille du Rohan, Durf l'aurait sans doute achevé sans arrière-pensée avant de continuer son chemin. Mais celui-là n'était qu'un enfant et avait les traits de ceux du Nord. Certainement inoffensif, ne serait-ce qu'au vu de son état. Il fit donc nettoyer la plaie et attacher le blessé sur un cheval de bât, aux dieux de choisir s'il vivrait ou non.

Un peu plus tard, il trouva les restes éparpillés d'une dizaine d'Orques. Tous portaient des marques de cornes ou de sabots. Il cracha au sol et remercia les dieux d'avoir envoyé le troupeau sur les créatures. C'était sûrement un signe qu'il devait laisser ces bêtes en paix. Il donna à ses hommes le signal du retour vers le reste de la tribu.

Le jeune étranger allait peut-être vivre, finalement.





* : mytho spotted ^^

** : pour les incultes*** : anthologie, recueil de nouvelles d'auteurs différents, généralement autour d'un thème.

*** : ou ceux qui ne causent pas le jargon des écrivains ;)

samedi 19 septembre 2015

Une petite pause


Non, ce n'est pas pour annoncer que je ralentis mes notes de blog et mes projets d'écriture, juste que cette semaine, j'étais encore crevée (un peu comme la précédente, mais avec moins de boulot et plus de chat qui considère que ses besoins de caresses à quatre heures du matin prévalent sur mon sommeil...) ; du coup, je n'ai guère avancé sur Darkside. Par contre, j'ai trouvé le courage de mettre par écrit une courte nouvelle (moins de 4.000 sec dans sa version initiale) qui me trottait dans la tête depuis plusieurs mois.

Bien sûr, y'a des corrections à faire dessus (normal), donc je pense que ce sera mon objectif pour la semaine à venir*. Je verrai ensuite si j'ai le temps de progresser un peu sur la rencontre Darkside-Slayer. J'ai hâte de la boucler pour revenir sur le Journal d'Anya, mais faudrait que j'arrive à une fin décente et là, je cale un peu : y'a un côté "tout ça pour ça" qui, bien que tout à fait correct d'un point de vue vraisemblance, demeure un peu frustrant dans le cadre d'une nouvelle/histoire courte.

A part ça, y'a la Convention Cocyclics annuelle le week-end prochain et je vous en ferai sans doute un petit compte-rendu.



* : ce qui me fait penser que j'ai pas fini les corrections de "Bon anniversaire, Joshua" :/


mardi 8 septembre 2015

Darkside : Avancement (5)

J'ai pas donné de nouvelles la semaine dernière, je sais, c'est mal. 

C'est un peu aussi parce que je n'avais pas grand-chose à dire : avec la rentrée, je croule sous le boulot et j'ai pas beaucoup de temps pour avancer sur mes projets en cours. Vous remarquerez que j'emploie le présent : la situation n'a guère évolué. J'ai pu quand même un peu avancer sur Slayer : une scène d'écrite, la suivante préparée, celle d'après en cours (vive les toxicodendrons*).

Sumac vénéneux (source : Wikipédia)

Y'a aussi le fait que j'ai une bêta à rendre pour la fin de la semaine pour un texte de "seulement" 270ksec et que j'ai pas terminé (et que j'ai du mal avec, mais ça, c'est un autre problème ^^). 

Bref, j'espère faire mieux la prochaine fois. Avec un peu de chance, j'aurai peut-être même une bonne nouvelle à annoncer...




* : c'est pour faire une démonstration non-sanguinolente des pouvoirs de Josh ^^ Ca le changera du coup de poignard dans la main.