Version mobile

Si ma charte graphique ne vous plaît pas, essayez avec la version mobile :)

mercredi 22 avril 2015

CQVDSV : Avancement (15)

Bon, ben voilà, mon dossier pour le speed-dating est parti lundi soir, j'attends juste confirmation de mon inscription. 

Je n'ai donc plus qu'à me concentrer sur la fin de mes corrections (ce qui est beaucoup plus facile à dire qu'à faire). J'ai encore du mal avec le cheminement psychologique de Carmilla, parce qu'il y a une contrainte de temps qui implique des ellipses et, du coup, j'ai peur que certaines décisions paraissent brutales.

Enfin, on verra bien.

A part ça, j'ai plein d'idées de scènes à écrire pour "Darskide", mais je n'ai pas envie de me disperser : ça attendra que j'en aie terminé avec Paul et Carmilla. 

Un petit extrait, ça faisait longtemps :


À la lumière des phares – le seul éclairage dont il dispose, en dehors de l’éclat de la lune –, il distingue la masse d’un corps de ferme, un bâtiment à un étage, ainsi que la forme d’une autre construction, plus petite, sans doute une écurie ou un garage. Le terrain lui-même, assez vaste pour qu’il n’en perçoive pas les limites depuis sa position, est envahi par les herbes hautes.
— C’est la jungle, ici ! s’exclame sa maîtresse en se frayant un chemin vers l’entrée, tandis qu’il s’extrait, à son tour, de la Smart.
Elle déverrouille la porte – il constate sans surprise que malgré l’aspect fruste de l’endroit, la sécurité est au moins aussi bonne que dans son domicile pontoisien – et allume la lumière à l’intérieur. Par habitude, il s’avance pour inspecter les lieux avant qu’elle n’y pénètre davantage.
Le rez-de-chaussée consiste principalement en une vaste pièce, faisant à la fois office de salon, de salle à manger et de cuisine. À sa gauche, un escalier descend vers la cave. Sur la droite, une porte mène à un petit couloir, lequel donne sur deux chambres, une grande salle de bains pourvue d’une baignoire encastrée, et des toilettes qui n’ont sans doute jamais servi. Le tout est meublé dans un style rustique, jusqu’au poêle à bois qui doit assurer le rôle de four et de chauffage.

 Sinon, à des fins purement documentaires*, j'ai récemment revu les épisodes IV-V-VI de Star Wars. En version remasterisée, malheureusement (= celle avec des images de synthèse rajoutées) - j'aurais préféré celle d'origine**. Ca a un peu vieilli quand même, ça manque de femmes et de diversité ethnique, mais j'ai remarqué que les personnages de Leia et Lando Calrissian n'avaient rien à envier aux mâles et aux Blancs, respectivement. Ca fait plaisir à voir, surtout pour l'époque.




*: cf la semaine dernière

**: Han shot first, dammit!

jeudi 16 avril 2015

Darkside : Avancement (1)

Le titre est un peu présomptueux : je n'ai pas "avancé" sur Darkside depuis presque deux mois, date à laquelle j'ai mis un point final à la nouvelle "La rencontre", qui raconte... la rencontre en Joshua Darkside et Zeel White.*

J'avais l'intention de la poster ici (elle est trop "ciblée Darksideverse" pour convenir à un appel à texte, je pense), sauf que je n'arrive pas à mettre la main sur la version finale, je ne retrouve que celles auxquelles il manque la conclusion... Ca me faiche de devoir à la réécrire**, parce que je me rappelle avoir eu du mal à trouver le ton juste pour la terminer.

Du coup, je vais devoir vous filer autre chose.

Enfin, tout ça pour dire que j'ai officiellement*** rouvert le projet. Je ne compte pas m'y remettre sérieusement avant juin mais dans l'intervalle, je pourrai toujours reposter des extraits, ici ou chez les Grenouilles.

En attendant, voici l'intégrale du texte que j'avais écrit l'an dernier sur le thème "l'entretien d'embauche".


- T'as déjà travaillé dans un bar ?, me demande la vieille - Carol-Ann - derrière le comptoir.
- Pas vraiment, je réponds. J'ai déjà tenu la buvette, pendant la foire, par chez moi. Et puis je donnais un coup de main au pub, de temps en temps, pour faire la vaisselle, le ménage, tout ça.
- Bah, c'est toujours ça. Pis à ton âge, on apprend vite. T'façon, on te fera pas passer en salle tout de suite, t'es un peu jeune, et les clients, ici, c'est pas des anges.
Elle a monté le ton pour dire ça, histoire que tout le monde en profite, et j'entends des ricanements derrière moi. Je fais comme si y'avait rien eu. J'ai l'habitude. Et puis c'est Bébé qui m'a envoyée ici - qui m'a recommandée - elle l'aurait jamais fait si ça sentait mauvais.
La vieille me fait un clin d'oeil. Je crois bien que j'ai réussi un test.
- Faudra que je porte l'uniforme ? je demande.
Y'a une serveuse qui bosse déjà, et elle porte un machin rose et noir, court, avec des volants, qu'on dirait que ça sort d'un film en noir et blanc. Bébé m'en avait parlé, mais elle avait rien dit sur à quoi ça ressemblait, la chienne.
- Si tu travailles en salle, oui. Si le patron t'a à la bonne, tu pourras mettre la version homme, c'est plus sobre. T'façon, ça sera pas pour tout de suite.
Un téléphone sonne. Elle décroche, écoute, puis annonce "ok, je t'envoie la nouvelle", avant de raccrocher.
- Quand on parle du loup... Le boss est levé, tu vas lui apporter le ptit dej.
Elle a dû voir ma tête parce qu'elle ajoute en rigolant :
- T'inquiète, il va pas te bouffer.
Je me méfie quand même. Si j'avais eu un dollar à chaque fois qu'on m'a dit ça et que je me suis fait niquer, j'aurais assez de fric pour pas avoir besoin de ce taf.
- Viens, je vais te montrer où poser tes affaires en attendant que ça soit prêt.
Elle fait un signe à la fille dans la salle puis m'entraîne vers la porte de service et les cuisines. Au moins, ça sent bon. Et ça me rappelle que j'ai rien bouffé depuis hier. Heureusement, Carol-Ann a rien remarqué. J'espère que je pourrais chopper des restes ou quelque chose tout à l'heure.
La vieille me montre un casier et me tend des clés. Au moins, je risque pas de me faire chourer mon sac pendant que je parle au patron. Ca aussi, j'ai déjà vu.
- Garde ton blouson, elle me dit. Il est sur le toit, ce matin, ça serait con d'attraper la crève le premier jour.
Je patiente un bon quart d'heure dans les odeurs de cuisine, puis elle m'appelle pour me dire que c'est prêt. J'ai carrément un chariot, comme dans un hôtel trois étoiles, chargé de bouffe à tous les étages. Doit y avoir de quoi nourrir un régiment.
- I' sont combien ? je demande.
- Un, elle me répond en rigolant. Mais il meurt de faim, alors on va pas traîner.
Elle m'accompagne jusqu'à un monte-charge, appuie sur le bouton "toit" et m'abandonne. J'aurais bien envie de chourer un bout de pain, mais je sais que ça serait une connerie, c'est typiquement le genre de test à la con qu'on fait passer aux nouveaux.
La porte s'ouvre enfin, et laisse entrer le bon air froid du dehors. Le soleil est à peine levé, et si je me les pelais pas autant, je profiterais bien de la vue. Mais j'ai un taf, et il faut que je fasse bonne impression. Je fais sortir le chariot - doucement, faudrait pas que ça se renverse - et je regarde autour de moi où se trouve le mec que je dois nourrir.
Vu ! Il est à l'autre bout, accoudé au rebord, en train de regarder la rue en bas. Je m'avance, les yeux baissés pour pas avoir le soleil dans les yeux, et je relève pas la tête avant d'arriver à deux-trois mètres de lui. Putain qu'il est grand ! Je vais me déboîter le cou si jamais je dois le regarder en face.
- Ah, enfin, qu'il dit en me voyant.
J'arrive pas à dire s'il est en colère ou pas. Il doit se les geler, en plus, torse nu comme il est, par ce temps. Je commence à déballer la bouffe. Y'a pas de table, alors je pose sur le rebord. Ca va, c'est assez haut, j'ai pas trop le vertige. Je sens qu'il me regarde. J'aime pas trop ça, ça me fait toujours l'effet d'être un bout de viande, mais je dis rien. J'ai besoin de ce taf. Tant qu'il essaie pas de me mettre ses mains quelque part, je laisse couler.
Et puis il s'approche et va se faire des tartines. J'en profite pour jeter un oeil, voir à quoi il ressemble. Il est jeune, déjà. Je m'attendais à un vieux d'au moins quarante ans, mais s'il en a vingt-cinq, c'est le bout du monde. Il a la peau bien foncée, pour un Blanc, pas tellement plus claire que la mienne, j'ai l'impression. Il est bien costaud, aussi, l'air d'un mec qui passe son temps à pousser de la fonte. J'imagine que Bébé devait baver dessus, quand elle bossait ici. Je sais pas ce qu'il attend de moi, mais dommage pour lui, je suis dans l'autre équipe, comme on dit.
Puis il se retourne, comme si il voulait me faire admirer ses abdos, et il me regarde dans les yeux. Y'a un truc bizarre avec les siens, d'yeux, ça me fout un peu les boules, mais je flanche pas.
- Je peux faire quelque chose pour vous, monsieur ? je lui demande.
Il reste là sans répondre. Il plisse le nez, comme s'il me reniflait. J'ai pris une douche chez Bébé avant de venir, pourtant, et j'ai mis des fringues propres. J'ai marché dans une merde en venant, ou quoi ?
Ca doit se voir sur ma gueule, encore une fois, parce qu'il se met à rigoler.
- Sers-toi, tu crèves la dalle, il me dit en souriant.
Je me fais pas prier pour obéir.
- C'est quoi ton nom ? il demande.
- Zefira.
- M'en faudrait plus, des comme toi, il fait.
- Ca veut dire que je suis engagée ?
- Ouep. Tu seras de corvée de ptit dej demain.




*: je sais, le titre n'est pas terrible :/

**: la conclusion, pas la nouvelle ;)

***: traduire : j'ai rouvert un Challenge sur Cocyclics.

lundi 13 avril 2015

CQVDSV : Avancement (14)

Eh bien, ça avance.

Pas aussi vite que je l'aurais voulu, mais bon, je ne suis pas si pressée, en fait. Ca serait cool que j'aie bouclé mes corrections avant les Imaginales, mais faut pas aller plus vite que la musique. En plus, j'ai attrapé la crève au Festival des Mondes de l'Imaginaire de Montrouge (le successeur de Zone Franche), ce qui va un peu trop bien avec mes crises de flemme des semaines précédentes...

Enfin bref, Paul et Carmilla vont regarder Star Wars plutôt que Dogma*, lequel sera décalé quelques chapitres plus loin, là où ses conséquences seront bien plus adaptées à l'humeur des protagonistes**. En attendant, Carmilla est d'humeur morose (pour ne pas dire qu'elle est de mauvais poil) et ça a tendance à me contaminer***. Je suppose que ça ira mieux quand j'aurai avancé dans mon chapitre...




Sinon, comme je le disais au-dessus, j'ai passé une bonne partie de mon samedi au FMIM "version 0.5"**** 
Points négatifs : pas assez de signalétique sur place, site web qui n'indique pas quels invités seront présents, ni comment y aller (heureusement, merci à Paul Beorn pour l'info, c'est juste à côté du terminus du Métro 4), et la buvette était un peu chère - quoique bonne - et n'indiquait pas ses tarifs.
Points positifs : les locaux sont grands, spacieux*****, superbes. Les invités étaient très sympas, l'ambiance était bonne.

Je sais, ça fait moins d'arguments positifs en quantité, mais en qualité, ça compense. J'y ai revu avec plaisir Nathalie Dau, Jeanne-A Debats et Estelle Faye (entre autres), et j'ai fait connaissance avec Gabriel Katz et Stéphane Marsan.

 En tout cas, ça donne envie d'y retourner l'an prochain :)

A part ça, je suis en train de finaliser mon dossier pour le speed-dating des Ima', donc, en priant très fort pour qu'il soit accepté...

Pas d'extrait non plus cette semaine, encore que, cf les commentaires sur une de mes précédentes entrées, je posterai peut-être, plus tard, une scène de "Darkside" qui traîne dans mes cartons...




*: le choix a été beaucoup plus cornélien qu'il n'y paraît.

**: insérer ici un rire d'auteure sadique.

***: il paraît que c'est un phénomène courant.

****: je maintiens que "version alpha" ou "bêta" aurait mieux sonné ^^

*****: ce n'est pas une répétition. Y'a 10m de plafond dans la plupart des salles, c'est très agréable.

dimanche 5 avril 2015

Les affres de la réécriture

Cette semaine, j'ai rien foutu.

Enfin si, j'ai réfléchi sur plein de trucs, sur la façon de me dépatouiller de mes difficultés avec la 3e partie de CQVDSV, sur deux ou trois scènes de Darkside-époque-post-apo, sur une idée de nouvelle avec des verres de terre (si si !)...

Mais j'ai pas écrit une seule ligne.

En ce qui concerne CQVDSV, c'est un peu différent du problème de casse-reconstruction que j'évoquais il y a quelques mois : là, il s'agit de réécrire sans se re-glisser dans le moule de ce qui a déjà été écrit dans la version précédente. Plus précisément :
  • faire le tri entre les passages "bon, à garder", "bon mais pas gardable" et "pas bon" (la 2e catégorie est la plus "dangereuse", puisqu'elle incite à retomber dans la même structure qu'avant reconstruction).
  • faire super gaffe à la cohérence, que ce soit dans l'ordre des évènements (pas trop dur si on tient une chronologie) ou dans les redites au niveau du contenu.
Ce qui me contrarie un peu avec ça, c'est que pour m'en sortir, la solution la plus évidente est de tout planifier, non seulement au sens "telle scène se produira à tel moment" mais aussi "tel perso réagira de telle façon". Ce dernier point est assez contradictoire avec ma façon de procéder habituelle : j'ai tendance à travailler "à l'instinct" pour définir le comportement de mes persos. j'entends par là que si je veux que tel perso réagisse de telle façon, je veillerai à le mettre dans telle situation, mais si je commence par définir la situation sans garder la réaction en tête, j'obtiens potentiellement des résultats... assez différents de ce qui était prévu ^^.

Il y a aussi le fait, en conséquence, que je vais devoir trouver de nouvelles situations dans lesquelles jeter Paul & Carmilla *insérer ici rire sadique*. J'ai quelques idées, mais je ne sais pas comment elles vont tourner, et je crains qu'elles ne "dérapent" dans la mauvaise direction (ce qui plairait sans doute au fan-club de Paul, mais dsl, je fais passer mon intrigue avant *mouahahahaha*). 

J'en profite pour remercier encore mes super bêta-lectrices, sans lesquelles je n'en serais pas là. Si tout va bien, je remplis mon dossier pour le speed-dating des imaginales dans une semaine. En  croisant très fort les doigts pour être retenue.
Image trouvée sur le Net - Si qqn sait qui est l'auteur...


A part ça, joyeuses Pâques !