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mercredi 24 mai 2017

Imaginales 2017 : J'ai présenté un pitch...

J'aimerais bien dire que tout ce qui suit est la faute de Nemy, qui a introduit auprès de moi l'objet du délit 😇 ou de mes adorables marraines qui m'ont tannée pour que je pitche mon roman aux éditeurs, mais en fait, j'assume totalement 😈

Enfin bref, on était dimanche matin, tout le monde était plus ou moins claqué ; en conséquence, tout le monde a trouvé ça drôle* 😆

Avec Jérôme Vincent...

... et JL Del Soccoro, d'ActuSF.

Sur le stand de Malpertuis.

Sur le stand du Chat Noir.

Sur le stand des Luciférines.

Et avec Stéphane Marsan, de Bragelonne !




* : et si ce n'est pas le cas, ben je me suis grillée auprès de la plupart des éditeurs de SFFF francophones... 😱

mardi 23 mai 2017

Imaginales 2017

Je suis donc de retour des Imaginales, et je vais faire de mon mieux pour vous présenter au plus vite des comptes-rendus de tout ce que j'y ai fait !

Au programme :
  • La Masterclass de Jean-Claude Dunyach & Lionel Davoust sur l'écriture.
  • Une visite de Belfort avec ma marraine*
  • Conférence "les loups-garous, de l'antiquité au XIXe siècle"
  • Conférence "Ecrire des histoires, devenir écrivain"
  • Conférence "La France mystérieuse : croyances populaires et rites magiques"
  • Conférence "Editeurs & anthologistes : travailler avec les auteurs !"
  • Conférence "Créatures surnaturelles au bord de la crise de nerfs"**
  • Conférence "Quand les auteurs bâtissent des mondes post-apocalyptiques"
  • Conférence "Buffy a 20 ans mais les vampires courent toujours"
  • Conférence "Femmes fatales, ou femmes de pouvoir ?"
  • Conférence "La France a-t-elle un problème avec l'Imaginaire ?"
  • Bêtisier : j'ai présenté un Pitch...***

Je rajouterai les liens au fur et à mesure 😀 (mais pas forcément dans cet ordre).

Et en images : 

Les superbes iris du parc sont toujours là.

La "Bulle du livre", dimanche matin.

La traditionnelle fresque, en phase finale.

Je l'avais vue l'an dernier, mais j'avais oublié de la prendre en photo.

Le splendide perroquet rouge du Héron d'Argent.

Question achats, j'ai fait des folies, puisque je repars avec dix bouquins (en plus des six que j'avais amenés pour les faire dédicacer), dont deux achats "imprévus" et un offert 😁



Comme d'habitude, il y avait pléthore de Grenouilles, des deux côtés des tables, dont le "coup de coeur" du festival, Aurélie Wellenstein. Plein de rencontres et de retrouvailles pour moi, et j'ai déjà hâte d'y retourner l'an prochain !




* : au sens "marraine de mes projets d'écriture" - et je devrais dire "une de", puisque j'en ai plusieurs (que j'adore 😍).

** : je préviens déjà : je n'ai assisté qu'à la première demi-heure - je détaillerai dans l'article en question.

*** : voir aussi cet article 😉

jeudi 11 mai 2017

Trois Bâtards : Avancement (5)

Je ne sais pas si on peut appeler ça une bonne résolution, mais entre mes statistiques du NaNo et le fait que je retrouve maintenant les Grenouilles sur un tchat Discord*, j'ai réussi à écrire presque tous les jours**, la semaine dernière, pour environ mille mots !

Cette semaine, je doute de faire aussi bien, mais ce sera toujours ça. Et je préviens d'avance que je ne pourrai ni avancer sur mon texte, ni écrire d'article la semaine prochaine, vu que je n'aurai ni ordi ni internet pendant mon séjour aux Imaginales (je me rattraperai la semaine d'après, j'aurai sans doute plein de conférences à retranscrire ici 😉).

Tout ça pour dire que je vais enfin mettre un extrait :

Shamio (le narrateur) cherche un local où installer son atelier de forgeron - parce qu'il préfère exercer son métier à jouer les aventuriers...
(Pour information, dans mon univers, il est impoli de parler d'un nain au féminin***).

Comme convenu, Mara nous attendait devant la porte d’un bâtiment vétuste – qui ne déparait pas ses voisins. Une enseigne rouillée grinçait près de la porte et les araignées s’étaient installées durablement devant les fenêtres. L’on aurait tout à fait pu croire l’endroit abandonné, si ce n’étaient les ronflements sonores qui perçaient à travers les murs. Mara sortit une clé de la poche de son tablier et nous ouvrit la porte.
À peine le seuil franchi, elle se mit à crier :
— Voici les locaux, maître Shamio, j’espère que vous les trouverez à votre goût.
Le vrombissement respiratoire s’interrompit brusquement et fut suivi du bruit inimitable du métal qui frotte sur la pierre ainsi que d’une longue diatribe en langue naine, que je soupçonnai ponctuée d’injures.
L’intérieur de l’atelier était plongé dans la pénombre, mais cela ne faisait aucune différence pour moi. La silhouette hirsute qui émergeait depuis l’arrière-boutique empestait l’alcool et les odeurs corporelles, et mon regard fut tout de suite attiré par l’énorme hache ornée de runes qu’elle arborait dans la main droite.
— Il suffit, Orlekk ! s’exclama la propriétaire. Vous ne m’avez rien payé depuis l’été dernier, j’ai bien le droit de prendre un second locataire ! Vous ne respectez pas vos obligations, ne vous plaignez pas que j’essaie de gagner ma vie !
Puis, se tournant vers moi, elle reprit un volume normal et demanda :
— Voulez-vous que je vous trouve une lanterne, messire ?
— J’y vois assez clair, je vous remercie. Maître Orlekk, ajoutai-je à l’intention de l’occupante, je vous prie de ranger votre arme, je n’aimerais pas nous voir… salir le plancher.
— Mais non, maître Shamio, qu’elle essaie donc ! railla Mara. Dans son état, vous ne risquez rien, et cette outre à bière sait très bien que ce serait une rupture de contrat. Allez vous terrer dans votre trou, Orlekk, et laissez mon nouveau locataire payant s’installer !
Les mots blessent parfois plus que les lames, et ceux de la vieille humaine avaient frappé au cœur. Le nain femelle baissa son arme, fit demi-tour et alla s’enfermer dans la pièce dont il était sorti, non sans grommeler de vagues menaces en chemin.




* : qui, contrairement à IRC, conserve les logs des canaux, ce qui aide à retrouver l'ambiance stimulante d'une cabine de camp NaNo 😀

** : je rappelle quand même que je ne peux écrire que quatre jours par semaine, en général.

*** : ou au masculin, d'ailleurs, sauf que la différence avec le genre neutre ne se voit pas en français.****

**** : et que je ne suis pas satisfaite de la conjugaison des pronoms sans genre.

dimanche 7 mai 2017

Salon Fantastique 2017

Je ne sais plus si je l'avais évoqué ici, mais hier, je suis allée au Salon Fantastique. Cette année, contrairement aux précédentes, le salon avait ses propres locaux (le "Paris Event Center", à la Villette), et faisait beaucoup plus "pro" (même si la disposition des stands, à l'intérieur, n'était pas optimale pour la circulation des visiteurs).



Un point négatif - bien qu'indépendant de la volonté des organisateurs - il faisait un temps pourri et l'humidité a causé le décès prématuré de mes bottes*, au point que j'ai dû me faire ramener en voiture chez moi, vu que la semelle s'était complètement décollée, m'empêchant de marcher autrement qu'au ralenti... 

A part ça, c'était très sympa et, pour une fois, j'ai pensé à prendre des photos !

A l'extérieur.

A l'intérieur.

Dehors, d'intrépides jedis bravent les éléments pour nous faire une démo de combat au sabre laser.

Un costume/statue de dragon - merci à ses propriétaires de m'avoir donné du duct tape pour mes bottes !


Costume de Cthuhu - ou trophée ? ^^

Une parente de la Mère Fouettarde ? ^^

Qu'on lui coupe la tête !

Amadrya, autrice, dessinatrice et future Grenouille (?)**

En plus de tous ces cosplays, il y avait énormément d'auteurs présents (dont pas mal de Grenouilles, au moins 17 ayant été repérées hier, d'après mes sources 😁), et une bonne proportion d'auto-édités (au moins 40%, je dirais). 

Publishroom n'est pas ce que j'appelle un éditeur, mais je reconnais que j'aime beaucoup son slogan !

A part ça, j'ai fait quelques folies : deux bouquins (Octavie d'Urville, d'Esther Brassac et Le Jarwal, de Patricia Le Sausse), un t-shirt, un DVD, à boire et à manger (j'aime profiter des "spécialités locales", sur ce genre de salon 😇) et un serre-taille.***

Et parce que j'aime les quizz et autres jeux-concours, j'ai participé à un questionnaire sur le folklore écossais, sur le stand de Nathalie Bagadey, dont j'ai eu la chance**** de remporter le prix : un exemplaire de Eclosia ou l'Ecosse des légendes dédicacé !

NB en pleine dédicace.

Bref, si vous n'êtes pas trop loin de Paris et ne savez pas quoi faire ce week-end, allez y faire un tour, c'est ouvert jusqu'à lundi !




* : j'avais l'intention de les jeter après le salon, tellement elles étaient abîmées (vieilles et bon marché, aussi ^^), mais je ne pensais pas qu'elles me lâcheraient si vite 😲

** : j'avoue avoir fait un peu de prosélytisme... 😇

*** : un genre de corset mais qui s'arrête en-dessous des seins.

**** : et le talent 😎*****

***** : faut dire que je me suis pas mal intéressée au sujet, dans le temps 😉

lundi 1 mai 2017

Trois Bâtards : Avancement (4)

J'ai sciemment attendu que le NaNo soit fini pour poster mon article de la semaine, bien que techniquement, il appartienne à la semaine suivante. Enfin bref.

L'histoire de mes trois bâtards avance lentement mais sûrement. Faudra que je mette un extrait, un de ces jours, j'y réfléchis 😊

A part ça, ce NaNo m'a permis de me faire quelques statistiques sur mes habitudes d'écriture. Comme je l'évoquais il y a un mois, mon rythme d'écriture "naturel" tourne autour de 350-400 mots* par jour. Comme je ne peux*** écrire que quatre jours par semaine, ça fait dans les 1500 mots par semaine, soit 6750 par mois. Bref, il est temps que j'arrête de me fixer des objectifs utopiques à 20k mots 😁

Cette fois-ci, mes bonnes résolutions ayant été entamées par des circonstances indépendantes de ma volonté, je n'ai pu écrire que pendant neuf jours sur mes 3B. J'ai quand même pu aligner 4234 mots, soit 24790 ksec, c'est toujours ça.

Je compte donc me baser sur ces statistiques dans l'optique de tester la possibilité d'habitudes d'écriture régulières****. Souhaitez-moi bonne chance 😇




* : oui, je compte en mots ici, vu que c'est l'unité de mesure du NaNo.**

** : bon, ok, cette année le camp NaNo permet aussi de compter en pages ou en heures, mais c'est pas le système que j'ai choisi 😉

*** : au sens "c'est facile à intégrer dans ma routine quotidienne".

**** : mais sûrement pas avant juin, because entre les ponts et les Imaginales, mai n'est pas le meilleur mois pour tester 😉

vendredi 21 avril 2017

Un peu de lecture (4)

J'ai failli ne pas faire d'article cette semaine : pour diverses raisons perso, je suis très fatiguée, et en conséquence, pas capable d'avancer du tout sur mon NaNo, qui culmine à 2608 mots sur les 20k prévus... 

Et puis quelqu'un m'a parlé d'un roman, "Sale comme une image"*, ce qui m'a fait penser que je pourrais faire un petit article sur une novella que j'ai lue il y a quelques années et que j'ai beaucoup aimée - malgré la gravité du sujet.**




Première novella d'Isabelle Guso, Présumé coupable est illustrée par Zariel et postfacée par Maître Mô.
L'histoire est très difficile à présenter sans spoiler. Voici le quatrième de couv' :
Autour de mes démons, une armure de papier.
Mon Peter Pan dans sa tombe, ma forteresse.
Mentir puisqu’il le faut.
Lutter seul.
Et tenir bon
.
Le narrateur (le héros, devrais-je dire) est tourmenté par ses démons intérieurs, au point de ne plus se considérer comme un être humain. Et quand vous saurez de quoi il s'agit, vous comprendrez pourquoi...***

Néanmoins, Isa Guso arrive à nous le rendre sympathique (si si) et à nous faire comprendre son tourment (et peut-être à porter un autre regard sur ses semblables ?).

Enfin bref, un excellent bouquin que je conseille vivement !




* : je ne l'ai pas encore lu, donc je ne sais pas ce qu'il vaut, en-dehors du fait que le sujet m'interpelle.

** : qui n'est, à ma connaissance, plus éditée, mais qui doit bien se trouver en occase... 

*** : et non, cette histoire n'a aucun élément SFFF****, mais c'est bien quand même 😉

**** : enfin, y'a bien une scène un peu onirique à un moment, mais ça ne change rien vis-à-vis de l'intrigue.

jeudi 13 avril 2017

Le pitch, sa vie, son oeuvre

Dans un mois, je serai aux Imaginales (et j'en ferai des compte-rendus, cf les années précédentes).

L'une des particularités de ce salon, c'est le Speed-Dating des éditeurs, où les auteurs (débutants, en général) peuvent rencontrer des représentants des maisons d'édition et leur proposer leur manuscrit.

Et parmi ce qu'on demande aux candidats de fournir, on trouve... un pitch !
(Merci à "Tonton" Paul Beorn pour ses informations sur le sujet)

Non, ce n'est pas de ce genre de pitch que je parle.
Oui je ne me lasse pas de cette blague
😊

 

Qu'est-ce qu'un Pitch ?


Selon Wikipédia, il s'agit de "la synthèse d'un récit, d'une œuvre de fiction, à travers une phrase ou un petit paragraphe". Personnellement, je le différencie de la "tagline" (et le rapproche de ce que Wiki appelle "logline") : la tagline génère une accroche plus superficielle et est souvent [faite pour être] associée à un visuel.

Il s'agit donc de résumer son intrigue en quelques phrases accrocheuses. On distingue parfois le pitch écrit du pitch oral : le premier peut se permettre d'être un peu plus long et complexe ; le second doit être fluide, facile à énoncer.

Son but est clairement commercial : il s'agit de donner à l'interlocuteur (l'éditeur qui pourrait le publier ou le lecteur qui pourrait l'acheter) une image mentale du bouquin.

Malgré des points communs, il est différent d'un quatrième de couverture : ce dernier peut se permettre d'être plus long et plus détaillé.


Comment rédiger un Pitch ?


Je vais vous décevoir : il n'y a pas de méthode.
Ou plutôt : il n'y a pas de méthode unique.
Et, pour ne rien arranger 😈 il n'y a pas de pitch unique : selon le public auquel vous vous adresserez (et là, je ne parle pas d'éditeur vs lecteur, mais des goûts de votre interlocuteur), vous pouvez orienter votre pitch. Pour, mettons, un polar avec de la romance, vous insisterez plus sur l'aspect "romance" face à un éditeur de romance et sur le côté "policier" devant un lecteur de polars.

Dans un pitch, il faut :
  • ne PAS donner des noms propres (on va à l'essentiel, donc ça ne sert à rien).
  • ne PAS raconter la fin (le but est d'accrocher l'interlocuteur).
  • ne PAS donner une image fausse du bouquin (ça peut être délicat s'il mélange plusieurs genres).
  • ne PAS faire des effets de style (à moins que ça ne joue sur le côté accrocheur, mais dans l'absolu, c'est non, on cherche la clarté d'abord).
  • que le genre (SF, Fantasy,...) soit facilement perceptible (plus prudent pour ne pas "tromper" l'interlocuteur).

Selon moi* un pitch devrait être simple, dans le style : 
<brève idée de l'univers où ça se passe/du genre du roman> + <Qui> <Quoi> <Dans quel but> + éventuellement <Comment / Avec quelles conséquences potentielles> 


Quelques exemples de Pitches


Ceux de Wikipédia sont assez bons à mon goût, si ce n'est qu'ils ont la facilité de ne pas aborder la question de l'univers / du genre.

Deux autres de mon cru, qui ne sont pas SFFF non plus (réponse en lien) : 

Un espion plein de ressources renié par sa hiérarchie vient à l'aide de gens ordinaires tout en cherchant les responsables de sa déchéance.

Un écrivain en mal d'inspiration fait équipe avec une détective pour résoudre des meurtres.

Deux autres encore, que je tiens de Tonton Beorn :

Les trois mousquetaires, avec des dragons.

Les sept mercenaires, en fantasy.

Ces deux derniers sont un peu des exceptions, à mon avis : s'ils se "résument" aussi bien, c'est parce qu'ils reprennent des "modèles" bien connus - ce qui ne veut pas dire qu'ils n'ont pas leur propre originalité !

Et maintenant, à vous de pitcher !



* : mais je suis loin de détenir la Vérité Universelle 😉